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Politique

Jeudi 6 juillet 2006
Danielle Bousquet, députée des Côtes d'Armor, mène le groupe de députées socialistes qui ont annoncé mercredi après-midi leur soutien à Ségolène Royal pour sa candidature à l'élection présidentielle lors d'une conférence de presse en sa présence. Lunettes cerclées, tailleur crème, chaussures rouges, cette socialiste de 61 ans est une inconditionnelle de Ségo. Tranche de vie d'une élue bretonne méconnue.

La session parlementaire est terminée, mais les journalistes sont au rendez-vous : la venue de Ségolène Royal est imminente.


En attendant, Danielle Bousquet explique que la présidente du Conseil régional de Poitou Charentes "a toutes les qualités des autres candidats (socialistes) plus des qualités propres qui relèvent de la manière qu’elle a de parler des choses et de parler à la population. Le fait d’être une femme est un plus dans la manière d’apporter les questions." Outre Danelle Bousquet, elles sont six à avoir lancé cet appel : Martine Carrillon-Couvreur (Nièvre), Marie-Françoise Clergeau (Loire-Atlantique), Odette Duriez (Pas-de-Calais), Martine Lignières-Cassou (Pyrénées-Atlantiques), Nathalie Gautier (Rhône) et Claude Darcieux (Côte d'Or).
Le 20 juin, un discret déjeuner avait déjà réuni plusieurs d'entre elles, avec Ségolène Royal, au restaurant Tante-Marguerite, dans le 7e arrondissement de Paris. L'ancienne députée Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme de François Mitterrand s'est jointe à leur démarche : "Je pense que les turbulences vont commencer pour Ségolène Royal à l’intérieur du parti (socialiste) aujourd’hui. Les attaques vont être féroces, d’autant qu’elles seront sournoises. Je vous renvoie à septembre lorsque sa possible candidature a été accueillie en septembre. On a entendu les rires gras."


"Nous sommes des inconditionnelles de Ségolène Royal. Elle porte l’espoir que nous avons du renouveau à gauche", lance Danielle Bousquet qui a travaillé avec Ségolène Royal comme rapporteur du texte sur la pilule du lendemain lors de la mandature précédente.

L'arrivée de la championne des sondages ne passe pas inaperçue. Les journalistes se bousculent autour d'elle, les flashs crépitent, les micros poussent comme des champigons...


De retour de son périple suèdois de la veille, la mine bronzée, Ségolène prend la parole : "
Je suis très sensible à cette initiative qu’elles ont prises sans que je leur demande. Ce sont des femmes que je connais bien avec qui je travaille à l’Assemblée. La question des femmes est au cœur des problèmes à résoudre. Je reçois cet engagement de femmes députés comme très précieux".  Tout le monde n'a plus d'yeux que pour "Ségo" qui ajoute : "La politique, c’est d’être à l’écoute des gens et de trouver les solutions rapides aux problèmes qui se posent. Il est temps que ce potentiel de créativité et d’action se déploie. Les femmes ont un rôle crucial à jouer." Elle s'éclipse ensuite s'excusant : "Ce n’est pas moi qui fais une conférence de presse."


Avant de se prêter au jeu des questions/réponses, Danielle Bousquet converse avec une petit fille qui va à peine sur ses sept ans. "Tu pourras dire à tes copines que tu as touché la future présidente de la République", glisse-t-elle à la gamine ravie d'avoir pu voir Ségolène Royal en chaire et en os.


Bretagneaufeminion : Pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?


Danielle Bousquet : La politique est déterminante pour faire changer la chose. J’ai d’abord beaucoup travaillé dans des associations comme militante. Ensuite, j’ai pensé que l’aboutissement naturel du combat associatif se trouvait dans le combat politique. C’est là qu’on transforme des idées en textes de loi. L’interaction entre les deux me semble extrêmement importante. J’ai été élu députée. Actuellement, je me sens bien à faire le lien permanent entre la société civile et le politique que je représente en tant que députée.

BAF : Ségolène Royal était en meeting à Rennes la semaine dernière. Elle y a aussi rencontré des membres de votre association. Comment se positionnent les élus bretons par rapport à la candidature de Ségolène Royal ?

DB : Je leur laisse le soin de répondre. Je crois qu’il y a beaucoup d’amis simples militants ou grands élus aux côtés de Ségolène dans le combat qu’elle va mener bien sûr.

BAF : Marylise Lebranchu fait-elle partie de votre comité ?

DB : Pour le moment non. Elle a été sollicitée comme toutes les députées. Marylise n’a pas encore donné suite.



Par belon
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Jeudi 20 juillet 2006
Bernadette Malgorn était déjà la première (et unique) femme préfète de région. Elle sera la première femme à occuper le poste de secrétaire générale du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire à compter du 28 août. Préfète de la région Bretagne, préfète de la zone de défense Ouest et préfète d'Ille-et-Vilaine depuis 2002, la Bretonne a été nommée hier en Conseil des ministres sur proposition de Nicolas Sarkozy.


Avec cette vague de nominations, pas moins de 20 préfets changent d'affectation. Celle de Bernadette Malgorn n'est pas une surprise, l'information circulait depuis quelques semaines. Les quatre années bretonnes de cette femme à poigne née à Nantes auront marqué les esprits. Engagée contre la drogue et l'acool, elle a mené son combat sur trois fronts : les raves,
les bars de nuit et les nuits rennaises placées sous le signe de l'alcool. Déploiement de forces de l'ordre, arrestations et utilisation de canons à eau lui ont valu des relations houleuses avec le maire de Rennes, Edmond Hervé. En début d'année, un article du Monde intitulé La préfète et la rue de la soif épinglait sévèrement ses méthodes.

Ouessant
En breton, Malgorn signifie qu'elle est originaire de l'île d'Ouessant où elle a encore de la famille. Une enfance finistérienne et toutes ses études à Rennes. Énarque, préfète de Lorraine en 1996, cette brillante haute-fonctionnaire de 55 ans a également été directrice de cabinet de Philippe Séguin, avant de rejoindre sa région d'origine en juillet 2002.

Pour elle, la parité n'est pas un vain mot

Projet de la ligne TGV, déblocage des fonds européens, contrat de plan Etat-Région sont
des dossiers que Bernadette Malgorn a fait avancer, sans oublier la défense de la langue bretonne et la (tentative de) reconquête de la qualité de l’eau. La parité n'est pas le moindre cheval de bataille de cette Bretonne de caractère. Ainsi, en mars dernier, a-t-elle donné à des salles de la préfecture de la région Bretagne des noms de "femmes bretonnes célèbres ou injustement méconnues", dont Anne de Bretagne.

Nomination en Conseil des ministres du 19 juillet 2006
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_19_juillet_830/mesures_ordre_individuel_56512.html

 

PARCOURS DE BERNADETTE MALGORN

Née le 19 juin 1951 à Nantes (Loire Atlantique)

Chevalier de la Légion d'honneur - Commandeur de l'Ordre National du Mérite

Licence de sciences économiques. Licence d'histoire-géographie, Maîtrise d'histoire.

01-01-1973 Elève de l'E.N.A. (Promotion "Léon Blum").

01-06-1975 Administrateur civil de 2ème classe, au ministère de l'intérieur.

01-09-1975 Sous-préfet de 2ème classe, directeur du cabinet du préfet de Saône-et-Loire.

24-05-1976 Directeur du cabinet du préfet du Val-de-Marne.

01-08-1978 Directeur du cabinet du préfet de la région Bretagne, préfet d'Ille-et-Vilaine.

01-01-1980 Administrateur civil de 1ère classe.

01-04-1980 Administrateur civil détachée en qualité de premier assistant du représentant de la France à la Cour des Comptes des Communautés Européennes.

07-01-1983 Ss-préfet de 1ère classe, sec. général pour les affaires régionales de Lorraine.

26-07-1984 Administrateur civil hors classe.

16-10-1986 Directeur adjoint du cabinet du ministre des Affaires Sociales et de l'Emploi.

07-1988 Chargé de mission auprès du ministre de l'AT et des reconversions.

20-12-1988 Sous-préfet hors classe, sous-préfet de Dieppe (1ère catégorie).

24-09-1990 Secrétaire général de la préfecture de la Moselle (1ère catégorie).

17-05-1991 Préfet du Tarn-et-Garonne.

17-05-1992 Titularisée Préfet.

08-04-1993 Préfet hors cadre.

Directeur du cabinet du Président de l'Assemblée nationale.

07-10-1996 Préfet de la zone de défense Est, préfet de la région Lorraine, préfet de la Moselle (hors classe).

15-07-2002 Préfète de la zone de défense Ouest, préfète de la région Bretagne, préfète d'Ille-et-Vilaine (hors classe).

    * 25-10-2004 Présidente du Conseil d'administration de l'Observatoire national des Zones urbaines Sensibles
    * Membre du Conseil d'Orientation pour l'Emploi



Par belon
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Samedi 29 juillet 2006

Coup de chapeau à Yolaine de la Bigne pour la fête estivale au Jardin d'Acclimatation à Paris dont elle est l'inspiratrice. La journaliste qui a fait les beaux jours de France Info vit à Dinan avec mari et enfants.

Pour célébrer l'arrivée de l'été, le Jardin d'Acclimatation organisait une grande fête destinée à faire découvrir la nature, sensibiliser à l'écologie et à la défense de l'environnement.

Placée sous le haut patronage de la ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly Olin, cette fête a permis aux nombreux invités d'admirer les oeuvres de Yann Arthus-Bertrand et l'exposition pédagogique de Nicolas Hulot. Le choix du parrain s'était porté sur un ambassadeur du développement durable, l'acteur Lambert Wilson.

Par belon
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Dimanche 30 juillet 2006

Nolwenn Korbell sera à l'affiche cette semaine sur ses terres de Douarnenez à l'occasion des Fêtes Maritimes. L'artiste bretonne qui a plus d'une corde à son arc - chanson, théâtre et télévision - s'est confiée à David Raynal. Interview et photo reprises du site www.objectifune.com.

D’ou vient cette passion pour le chant et le travail de la voix en général ?

Très jeune, j’ai entendu chanter ma mère (Andréa ar Gouilh est l’une des grandes voix de Bretagne ndlr). Je me rappelle surtout du sens de ses chansons. Ces histoires chantées, issues pour la plupart du Barzaz Breizh, m’impressionnaient énormément. Elles faisaient en permanence appel à mon imaginaire. Il y avait des chants d’amour, des histoires impossibles, comme celle de cette femme qui élève un enfant de cire entre sa peau et sa chemise…

Qu’est-ce qui vous a amené adolescente à doubler des dessins animés en breton ?

Je suis originaire de Douarnenez. La ville est depuis longtemps réputée pour son esprit moqueur et festif. C’est ainsi qu’il existait la « Nuit des Raouls », un pastiche de la « Nuit des Césars ». Le principe était de décerner un artichaut d’or au film le plus nul de l’année. Il y avait des sketches, et on m’avait demandé de faire un des personnages qui allait rechercher son trophée. Youenn Gwernig était cette année-là président du jury, mais il était surtout à l’époque directeur des émissions en langue bretonne. En 1984, FR3 a acheté la première série de dessins animés gallois à doubler en breton. Youenn Gwernig a alors pensé à moi pour la voix féminine.

De quoi parlent vos textes, par exemple Son ar plac’h n’he doa netra/Chanson de la fille qui n’avait rien ?

Cette chanson part d’un thème traditionnel qui existe dans plusieurs coins de Bretagne. Elle s’inspire d’une comptine faite pour apprendre aux enfants sur chaque jour de la semaine les cris des animaux. A partir du mercredi, j’ai décidé de faire vriller la chanson, un peu comme si la fille avait pété un plomb. Tout d’un coup, elle se met à acheter quelque chose qui ne s’achète pas. Cette chanson en forme de parabole, démontre surtout que ce qui fait le sel de la vie n’est pas négociable

Par belon
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